Congé événement familial 2026 : jours, droits et calcul

Catégorie : Calcul des heures de travailPar Mr Usman8 min de lecture
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Congé événement familial 2026 : jours par événement (mariage, naissance, décès), salaire maintenu à 100 %, justificatifs, règles de prise et calcul du coût

Un mariage, une naissance, un deuil : la vie ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise, et le Code du travail le sait. Pour chacun de ces événements familiaux, vous avez droit à un congé exceptionnel rémunéré : 4 jours pour votre mariage, 3 jours pour une naissance, 3 jours pour le décès d’un parent, jusqu’à 12 ou 14 jours pour le décès d’un enfant. Le salaire est maintenu intégralement, aucune ancienneté n’est exigée, et l’employeur ne peut pas refuser. Voici le barème légal complet 2026, les règles de prise, les justificatifs à fournir et des exemples chiffrés du coût réel de ces congés.

Le barème légal des congés pour événements familiaux en 2026

C’est l’article L3142-4 du Code du travail qui fixe les durées minimales. Votre convention collective ou un accord d’entreprise peut les améliorer — jamais les réduire. Toutes ces durées sont exprimées en jours ouvrables (du lundi au samedi inclus).

Événement Durée minimale
Votre mariage ou la conclusion de votre PACS 4 jours
Mariage d’un enfant 1 jour
Naissance d’un enfant 3 jours
Arrivée d’un enfant placé en vue d’une adoption 3 jours
Décès d’un enfant 12 jours (14 jours si l’enfant avait moins de 25 ans, ou s’il était lui-même parent, ou pour une personne de moins de 25 ans à votre charge effective et permanente)
Décès du conjoint, du partenaire de PACS, du concubin, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur 3 jours
Annonce de la survenue d’un handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer chez un enfant 5 jours

À noter : en cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, un congé de deuil supplémentaire de 8 jours s’ajoute aux 14 jours ci-dessus. Il est rémunéré et doit être pris dans l’année qui suit le décès.

Le cas particulier de la naissance : le point de départ est à votre main

Pour une naissance, les 3 jours commencent à courir au choix du salarié : le jour de la naissance ou le premier jour ouvrable qui suit. Si votre bébé naît un samedi, vous pouvez donc faire démarrer vos 3 jours le lundi suivant. Et n’oubliez pas : ces 3 jours se cumulent avec le congé de paternité (25 jours calendaires) — voir notre guide complet du congé paternité 2026.

Salaire maintenu à 100 % : comment ça se calcule ?

Le principe est simple et généreux : pendant ces congés, votre salaire est maintenu intégralement, comme si vous aviez travaillé. Sur le bulletin de paie, aucune retenue n’apparaît — l’absence est autorisée et rémunérée.

Et voici le point que beaucoup d’articles oublient : ces jours d’absence sont assimilés à du travail effectif. Autrement dit, ils génèrent des congés payés (à raison de 2,5 jours ouvrés par mois de travail effectif) et comptent pour l’ancienneté. Ils ne sont jamais déduits de vos congés payés.

Exemple 1 : votre mariage — 4 jours

Thomas gagne 3 000 € brut par mois. Il se marie en juin 2026 et prend ses 4 jours ouvrables :

  • Valeur d’un jour ouvrable : 3 000 ÷ 26 = 115,38 €
  • Salaire maintenu pour 4 jours : 4 × 115,38 = 461,54 € brut
  • Perte de salaire : 0 € — son bulletin de juin affiche toujours 3 000 € brut
  • Congés payés acquis pendant ces 4 jours : ils comptent comme du travail effectif, donc aucun jour perdu

Exemple 2 : une naissance — 3 jours + congé paternité

Même salaire de 3 000 € brut. Pour la naissance de sa fille : 3 jours de congé naissance = 346,15 € de salaire maintenu, auxquels s’ajoutent les 25 jours calendaires de congé paternité, indemnisés par la Sécurité sociale. Total : près d’un mois d’absence pour accueillir son enfant, sans perte de salaire significative.

Exemple 3 : le décès d’un enfant — 12 jours + congé de deuil

Épreuve la plus lourde, protection la plus forte : 12 jours ouvrables (14 si l’enfant avait moins de 25 ans) + 8 jours de congé de deuil dans l’année. À 3 000 € brut : 12 jours = 1 384,62 € maintenus, 8 jours de deuil = 923,08 €, soit 2 307,69 € de salaire maintenu au total pour 20 jours d’absence.

Exemple 4 : plusieurs événements la même année

Il n’existe aucun plafond annuel légal : chaque événement ouvre ses propres droits. Si, la même année, vous vous mariez (4 jours), devenez parent (3 jours) et perdez un parent (3 jours), vous cumulez 10 jours ouvrables rémunérés, soit 10 × 115,38 = 1 153,85 € de salaire maintenu à 3 000 € brut — sans toucher à vos 25 jours de congés payés. Pour comprendre comment ces jours s’articulent avec vos congés, consultez notre guide sur l’indemnité de congés payés (maintien vs dixième).

Quand prendre ces congés et quels justificatifs fournir ?

Au moment de l’événement, dans un délai raisonnable

Ces congés doivent être pris au moment où l’événement se produit, ou dans un délai raisonnable autour de celui-ci. Vous ne pouvez pas « stocker » vos 4 jours de mariage pour les poser six mois plus tard : en pratique, ils se prennent d’un bloc, le jour de l’événement et les jours qui suivent ou précèdent. Pour une naissance, la loi vous laisse le choix du point de départ (voir plus haut).

Aucune ancienneté exigée

Bonne nouvelle pour les nouveaux embauchés : aucune condition d’ancienneté n’est requise. Vous pouvez bénéficier de ces congés dès votre premier jour dans l’entreprise — y compris pendant la période d’essai.

Le justificatif est obligatoire

Le seul pouvoir de l’employeur, c’est de vérifier que l’événement a bien eu lieu. Fournissez donc un justificatif : acte de mariage, acte de naissance ou livret de famille, acte de décès, certificat médical pour l’annonce d’un handicap ou d’une pathologie. Sans justificatif, l’absence peut être requalifiée en absence injustifiée.

L’employeur peut-il refuser ?

Non. Dès lors que l’événement est réel et justifié, le congé pour événement familial est un droit : l’employeur ne peut pas le refuser, ni vous demander de le « récupérer » en heures supplémentaires, ni l’imputer sur vos congés payés. S’il le fait, c’est une faute de sa part.

Votre convention collective peut vous donner plus

Le barème légal n’est qu’un plancher. De nombreuses conventions collectives et accords d’entreprise accordent des jours supplémentaires : un ou deux jours de plus pour un mariage, des jours pour le déménagement (qui n’existe pas dans la loi), des jours pour le décès des grands-parents ou des petits-enfants, un jour pour le PACS d’un enfant… Avant toute démarche, vérifiez donc votre convention collective : vous avez peut-être droit à plus que le minimum légal.

Petit rappel de vocabulaire utile pour lire ces textes : les jours « ouvrables » incluent le samedi, les jours « ouvrés » correspondent aux jours effectivement travaillés dans votre entreprise. Nos articles sur les jours fériés 2026 et le calcul des durées vous aideront à ne pas confondre.

Ce que ces congés ne sont pas

  • Ce n’est pas du congé sans solde : le salaire est maintenu à 100 %, aucune perte de revenu.
  • Ce n’est pas déduit des congés payés : vos 25 jours restent intacts, et ces absences en génèrent même de nouveaux.
  • Ce n’est pas le congé paternité : les 3 jours de naissance se cumulent avec les 25 jours de paternité (ou les 25 jours du congé d’accueil pour le second parent).
  • Ce n’est pas le congé de deuil : les 8 jours de deuil s’ajoutent aux 12 ou 14 jours du décès d’un enfant, dans l’année qui suit.
  • Ce n’est pas un RTT : aucune contrepartie en temps de travail n’est exigée.

Nos calculettes utiles

FAQ — Congé pour événement familial 2026

Combien de jours de congé pour un mariage en 2026 ?

4 jours ouvrables pour votre propre mariage ou la conclusion de votre PACS, et 1 jour pour le mariage d’un enfant. Le salaire est maintenu intégralement et aucune ancienneté n’est exigée.

Le salaire est-il maintenu pendant un congé pour événement familial ?

Oui, à 100 %. Ce sont des absences autorisées et rémunérées : aucune retenue n’apparaît sur le bulletin de paie. Mieux, ces jours sont assimilés à du travail effectif et génèrent donc des congés payés.

Faut-il une ancienneté minimale pour en bénéficier ?

Non. Le droit existe dès l’embauche, y compris pendant la période d’essai. Le seul impératif : fournir un justificatif de l’événement (acte de mariage, de naissance, de décès, certificat médical).

Mon employeur peut-il refuser mon congé pour événement familial ?

Non, dès lors que l’événement est réel et justifié. C’est un droit légal, pas une faveur : il ne peut ni le refuser, ni vous le faire récupérer, ni l’imputer sur vos congés payés.

Que se passe-t-il si plusieurs événements familiaux ont lieu la même année ?

Chaque événement ouvre ses propres droits : il n’y a aucun plafond annuel légal. Mariage (4 jours) + naissance (3 jours) + décès d’un parent (3 jours) = 10 jours ouvrables rémunérés la même année.

Les 3 jours de naissance se cumulent-ils avec le congé paternité ?

Oui. Les 3 jours de congé naissance (au choix du salarié : jour de la naissance ou premier jour ouvrable suivant) s’ajoutent aux 25 jours calendaires de congé paternité, indemnisés par la Sécurité sociale.