Forfait Jours Vous avez signé une convention de forfait jours, ou votre employeur vous en propose une, et vous vous demandez concrètement ce que cela change pour vous ? Vous n’êtes pas seul. Le forfait jours reste l’un des dispositifs les plus mal compris du droit du travail français, y compris par les personnes qui y sont soumises depuis des années.
Contrairement à un salarié classique payé en heures, un salarié au forfait jours est rémunéré pour un nombre de jours travaillés par an, et non pour un nombre d’heures par semaine. Ce détail change presque tout : le calcul de sa rémunération, ses droits au repos, sa charge de travail réelle, et même la façon dont il doit suivre son temps de travail.
En résumé : le forfait jours est un mode d’organisation du temps de travail réservé à certains cadres et salariés autonomes, qui fixe un nombre annuel de jours travaillés (218 jours maximum en général) plutôt qu’un nombre d’heures hebdomadaires. Il doit être encadré par un accord collectif et donne droit à des jours de repos supplémentaires, souvent appelés JRTT.
Ce guide couvre l’ensemble du sujet : le fonctionnement du dispositif, les salariés concernés, le calcul précis des jours de repos, les erreurs à éviter, et les recours possibles si votre forfait jours n’est pas respecté.
Mauricette Calculette
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Feuille d’Heures Mauricette
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Qu’est-ce que le forfait jours ? Qu’est-ce que le forfait jours ?
Le forfait jours, ou convention de forfait en jours sur l’année, est un dispositif prévu par le Code du travail (articles L. 3121-58 à L3121-66) qui permet de rémunérer un salarié en fonction d’un nombre de jours travaillés dans l’année, et non en fonction d’un nombre d’heures.
Concrètement, votre contrat ne mentionne plus « 35 heures par semaine », mais quelque chose comme « 218 jours travaillés par an ». Vous restez libre d’organiser vos journées comme vous le souhaitez, tant que vous respectez les repos obligatoires et le nombre de jours fixé.
Ce système a été pensé pour des postes où le temps de travail ne peut pas être découpé en heures précises : un cadre commercial qui enchaîne des rendez-vous, un consultant qui gère plusieurs missions, un ingénieur qui pilote un projet. Pour ces profils, compter les heures n’a souvent aucun sens pratique.
Le plafond légal est de 218 jours par an, congés payés déjà déduits. Ce chiffre inclut :
- Les jours ouvrés de l’année (environ 253 jours)
- Moins les 25 jours de congés payés légaux
- Moins un nombre de jours de repos supplémentaires, qui varie chaque année
Un accord d’entreprise ou de branche peut fixer un plafond inférieur à 218 jours, mais jamais supérieur, sauf dérogation spécifique.
Qui peut être soumis au forfait jours ? {#qui-peut-etre-soumis-au-forfait-jours}
Toutes les professions ne peuvent pas basculer en forfait jours. La loi encadre strictement les catégories de salariés éligibles.
Les cadres autonomes
Il s’agit des cadres dont la nature des fonctions ne les conduit pas à suivre l’horaire collectif applicable au sein de l’entreprise ou du service. En clair : un cadre qui gère son emploi du temps librement, sans pointeuse ni horaires imposés.
Les salariés non-cadres autonomes
Depuis plusieurs évolutions législatives, certains salariés non-cadres peuvent aussi être concernés, à condition que la durée de leur temps de travail ne puisse pas être prédéterminée et qu’ils disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps.
Ce qu’il faut retenir : le critère central est l’autonomie réelle, pas le simple statut de cadre. Un cadre soumis à des horaires stricts et à un contrôle constant de sa hiérarchie ne devrait, en théorie, pas relever du forfait jours.
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Forfait jours et durée légale du travail : ce qui change {#forfait-jours-et-duree-legale}
C’est ici que beaucoup de salariés se perdent. Voici un comparatif entre le régime horaire classique et le forfait jours :
| Élément | Salarié en heures | Salarié en forfait jours |
|---|---|---|
| Base de calcul | Heures par semaine (35 h ou 39 h) | Jours par an (218 jours max.) |
| Heures supplémentaires | Payées ou récupérées au-delà de 35 h | N’existent pas dans ce dispositif |
| Durée maximale journalière (10 h) | Applicable | Non applicable |
| Durée maximale hebdomadaire (48 h) | Applicable | Non applicable |
| Repos quotidien (11 h) | Applicable | Applicable |
| Repos hebdomadaire (35 h) | Applicable | Applicable |
| Suivi du temps | Décompte des heures | Décompte des journées ou demi-journées |
Le point le plus important à comprendre : un salarié en forfait jours ne peut pas prétendre aux heures supplémentaires, puisque sa rémunération n’est pas calculée en heures. En revanche, il conserve un droit strict au repos quotidien et hebdomadaire, que l’employeur a l’obligation de faire respecter.
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Le rôle de l’accord collectif {#le-role-de-laccord-collectif}
Une convention de forfait jours ne peut jamais être imposée unilatéralement par l’employeur. Elle nécessite obligatoirement :
- Un accord collectif (accord de branche ou d’entreprise) qui autorise le recours au forfait jours et en fixe les modalités
- Un accord individuel écrit avec chaque salarié concerné, généralement formalisé par un avenant au contrat de travail ou une clause spécifique
Sans accord collectif valide, la convention de forfait jours peut être déclarée nulle par les prud’hommes, ce qui entraîne un recalcul rétroactif du temps de travail en heures, souvent très favorable au salarié.
L’accord collectif doit préciser plusieurs éléments obligatoires : les catégories de salariés concernés, le nombre de jours travaillés, les modalités de décompte des journées, les conditions de suivi de la charge de travail, et les dispositifs de communication périodique entre le salarié et son employeur sur son organisation du travail.
Comment calculer son forfait jours étape par étape {#comment-calculer}
Le nombre de jours de repos liés au forfait jours n’est pas fixe : il varie chaque année selon le nombre de jours calendaires, le nombre de jours fériés tombant un jour ouvré, et le nombre de jours travaillés fixé dans la convention. Le calcul repose toujours sur la même logique en cinq étapes.
Partir du nombre de jours calendaires
Une année compte 365 jours, ou 366 les années bissextiles. C’est votre point de départ, quel que soit votre forfait.
Retirer les jours de week-end
En moyenne, une année contient 104 jours de week-end (52 samedis et 52 dimanches). Ce nombre peut légèrement varier selon la façon dont l’année tombe.
Retirer les congés payés légaux
En France, tout salarié a droit à 25 jours ouvrés de congés payés par an (5 semaines), quel que soit son mode de décompte du temps de travail. Ce chiffre reste fixe, même en forfait jours.
Retirer les jours fériés tombant un jour ouvré
Il existe 11 jours fériés en France, mais leur impact sur le calcul varie selon l’année : un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche n’a aucun effet sur le nombre de jours travaillés, puisqu’il n’était de toute façon pas ouvré.
Comparer au forfait fixé dans la convention
Une fois ces retraits effectués, vous obtenez le nombre de jours ouvrés réellement disponibles dans l’année. La différence entre ce chiffre et le nombre de jours prévu dans votre convention (218 jours maximum, ou moins selon votre accord) correspond à vos jours de repos supplémentaires.
Formule simplifiée :
Jours de repos = Jours ouvrés disponibles − Forfait annuel prévu au contrat
Exemple concret avec des chiffres réels {#exemple-concret}
Prenons un cas pratique pour une année comptant 8 jours fériés tombant en semaine, un chiffre courant :
| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Jours calendaires | — | 365 jours |
| Jours de week-end | 365 − 104 | 261 jours |
| Congés payés | 261 − 25 | 236 jours |
| Jours fériés en semaine | 236 − 8 | 228 jours ouvrés disponibles |
| Forfait prévu au contrat | 228 − 218 | 10 jours de repos |

Ce salarié, avec un forfait fixé à 218 jours, disposera donc de 10 jours de repos supplémentaires cette année-là, en plus de ses 25 jours de congés payés classiques.
Il est essentiel de refaire ce calcul chaque année, car le nombre de jours fériés tombant en semaine change constamment. Une année avec de nombreux jours fériés bien placés en semaine réduira mécaniquement le nombre de jours de repos, et inversement.
Cas particuliers à connaître {#cas-particuliers}
Le forfait jours réduit
Certains salariés négocient un forfait jours réduit, par exemple 180 jours par an au lieu de 218. Ce dispositif fonctionne comme un temps partiel adapté au forfait jours : la rémunération est proratisée, mais les règles de repos et de suivi de charge restent identiques à celles d’un forfait plein.
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L’arrivée ou le départ en cours d’année
Si vous rejoignez une entreprise en cours d’année avec une convention de forfait jours, votre nombre de jours travaillés et votre nombre de jours de repos sont proratisés en fonction de votre date d’entrée. Le calcul se fait généralement au prorata temporis, en tenant compte du nombre de jours ouvrés restants sur l’année.
Les jours de repos non pris
Contrairement aux congés payés, les jours de repos liés au forfait ne se reportent pas automatiquement d’une année sur l’autre, sauf accord spécifique de l’entreprise ou mise en place d’un compte épargne-temps (CET). Un salarié qui n’utilise pas ses jours de repos avant la fin de la période de référence peut, dans certains cas, les perdre définitivement.
Erreurs fréquentes à éviter {#erreurs-frequentes}
Confondre jours de repos forfait et RTT classiques. Bien que le terme « RTT » soit souvent utilisé par habitude, les jours de repos en forfait jours n’ont pas exactement le même fondement juridique que les RTT issus de la réduction du temps de travail dans un cadre horaire classique. Le mécanisme de calcul diffère.
Oublier de vérifier le plafond réel de sa convention. Beaucoup de salariés supposent automatiquement un forfait de 218 jours, alors que leur accord d’entreprise peut prévoir un plafond inférieur. Il faut toujours se référer au texte exact de son accord collectif et de son contrat.
Ne pas suivre son propre décompte de journées. Même si l’employeur a l’obligation de mettre en place un système de suivi, rien n’empêche un salarié de tenir son propre relevé de journées travaillées et de jours de repos pris. Cela permet de repérer rapidement un écart avec le plafond légal.
Assimiler demi-journée travaillée et journée complète. Le forfait jours permet de décompter des demi-journées, notamment en cas de temps partiel ou d’organisation spécifique. Deux demi-journées ne comptent en principe que pour une seule journée dans le décompte annuel, mais cela peut varier selon les modalités précises fixées par l’accord collectif.
Bonnes pratiques pour gérer son forfait jours {#bonnes-pratiques}
- Tenez un calendrier personnel des jours travaillés et des jours de repos pris, indépendamment du système RH de l’entreprise
- Relisez votre accord collectif au moins une fois par an, notamment si votre entreprise renégocie ses accords
- Demandez un point régulier avec votre hiérarchie sur votre charge de travail, sans attendre l’entretien annuel obligatoire si vous sentez une surcharge
- Anticipez vos jours de repos en début d’année plutôt qu’en fin de période, pour éviter de les perdre faute de temps
- Gardez une trace écrite de tout échange avec votre employeur concernant votre charge de travail, en cas de désaccord futur
L’entretien annuel obligatoire {#entretien-annuel}
La loi impose à l’employeur d’organiser, chaque année, un entretien individuel avec chaque salarié en forfait jours. Cet entretien doit obligatoirement porter sur :
- La charge de travail du salarié
- L’organisation de son travail au sein de l’entreprise
- L’articulation entre son activité professionnelle et sa vie personnelle
- Sa rémunération
Cet entretien n’est pas une simple formalité administrative. Un employeur qui ne l’organise pas s’expose à une contestation de la convention de forfait devant les prud’hommes, avec un risque de requalification en décompte horaire classique, souvent accompagné d’un rappel d’heures supplémentaires sur plusieurs années.
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Que faire si votre forfait jours n’est pas respecté {#que-faire-si-non-respecte}
Quand un employeur ne respecte pas ses obligations liées au forfait jours, plusieurs situations peuvent se présenter, et chacune appelle une réponse différente.
Charge de travail excessive et repos non respectés
Si vous constatez que vous ne parvenez jamais à bénéficier de vos 11 heures de repos quotidien ou de vos 35 heures de repos hebdomadaire, la première étape consiste à en informer votre employeur par écrit, en décrivant précisément la situation. La loi vous donne le droit d’exercer un droit d’alerte auprès de votre hiérarchie ou du service RH, sans attendre l’entretien annuel.
Si aucune réponse concrète n’est apportée, vous pouvez solliciter les représentants du personnel ou le CSE, qui ont un rôle de vigilance sur l’application des conventions de forfait dans l’entreprise.
Absence de suivi du décompte des journées
L’employeur a l’obligation légale de mettre en place un système fiable de décompte des jours travaillés, qu’il s’agisse d’un outil déclaratif, d’un logiciel RH ou d’un simple tableau de suivi. L’absence totale de suivi constitue un manquement pouvant fragiliser juridiquement la convention de forfait elle-même.
Convention de forfait jours nulle ou inopposable
Dans certains cas, la convention individuelle de forfait peut être considérée comme nulle par les prud’hommes, notamment si :
- L’accord collectif sur lequel elle repose ne prévoit pas de garanties suffisantes pour la santé du salarié
- Aucun entretien annuel sur la charge de travail n’a jamais été organisé
- Le salarié n’a jamais signé d’accord individuel écrit
- Le poste occupé ne correspond pas réellement à un poste autonome
Quand une convention de forfait est annulée, les conséquences financières peuvent être importantes pour l’employeur : le salarié repasse alors sous un décompte horaire classique, avec un droit de rappel sur les heures supplémentaires effectuées durant toute la période concernée, dans la limite de la prescription applicable (généralement 3 ans).
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Conseils avancés et points souvent négligés {#conseils-avances}
Utilisez un droit à la déconnexion clairement défini. Depuis plusieurs années, les accords de forfait jours doivent intégrer des dispositions sur le droit à la déconnexion. Si votre entreprise n’a jamais formalisé ce point, c’est un signal à soulever lors de votre entretien annuel.
Ne confondez pas autonomie et disponibilité permanente. Le forfait jours vous donne une liberté d’organisation, pas une obligation de répondre à toute heure. Beaucoup de salariés s’imposent une charge implicite que le dispositif ne prévoit pas légalement.
Vérifiez la cohérence entre votre fiche de poste et votre réalité de travail. Un décalage important entre les missions décrites au contrat et votre charge réelle peut constituer un argument solide en cas de contestation future.
Anticipez les périodes de forte activité. Si votre secteur connaît des pics saisonniers, discutez en amont avec votre employeur de la répartition de vos jours de repos, plutôt que de les reporter systématiquement en fin d’année.
Deux points restent souvent ignorés. Le premier concerne le compte épargne-temps (CET) : quand il existe dans l’entreprise, ce dispositif permet de placer certains jours de repos non pris plutôt que de les perdre. Tous les salariés en forfait jours n’y ont pas automatiquement accès, cela dépend de l’accord d’entreprise en vigueur.
Le second concerne la rémunération minimale. La loi impose que la rémunération d’un salarié en forfait jours soit en rapport avec les sujétions imposées, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être manifestement disproportionnée par rapport aux responsabilités et à la charge réelle du poste. Un forfait jours mal rémunéré peut, dans certains cas, être contesté sur ce fondement.
Tableau récapitulatif de vos droits {#tableau-recapitulatif}
| Droit ou obligation | Ce que dit la règle |
|---|---|
| Repos quotidien | 11 heures consécutives minimum |
| Repos hebdomadaire | 35 heures consécutives minimum |
| Plafond annuel | 218 jours maximum, sauf accord prévoyant moins |
| Entretien annuel | Obligatoire, portant sur charge, organisation, vie privée, rémunération |
| Décompte des journées | Suivi obligatoire par l’employeur |
| Droit à la déconnexion | Doit être intégré à l’accord collectif |
| Heures supplémentaires | Non applicables dans ce dispositif |
| Recours en cas de manquement | Alerte écrite, CSE, prud’hommes si nécessaire |
Points clés à retenir {#points-cles}
- Une convention mal appliquée peut être annulée, avec un risque de rappel d’heures supplémentaires pour l’employeur
- Le forfait jours fixe un nombre de jours travaillés par an (218 jours maximum en général), et non un nombre d’heures
- Il nécessite obligatoirement un accord collectif et un accord individuel écrit avec le salarié
- Le nombre de jours de repos varie chaque année selon les jours fériés tombant en semaine
- L’employeur reste tenu de garantir les repos quotidien et hebdomadaire, même sans limite d’heures
- Un entretien annuel sur la charge de travail est obligatoire, pas optionnel
Mauricette Calculette
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En résumé
Le forfait jours reste un dispositif exigeant à bien maîtriser, aussi bien pour le salarié que pour l’employeur. Comprendre comment se calcule le nombre de jours travaillés, connaître ses droits au repos, et savoir reconnaître les signes d’un forfait jours mal appliqué permet d’éviter bien des tensions et des litiges.
Si vous êtes concerné par une convention de forfait jours, gardez en tête que ce dispositif repose sur un équilibre : plus de liberté dans l’organisation de votre temps, en échange d’un cadre protecteur que votre employeur est légalement tenu de respecter. En cas de doute sur votre situation, n’hésitez pas à utiliser nos outils de calcul pour suivre précisément vos jours travaillés et vos jours de repos, et à vous rapprocher de votre service RH ou d’un représentant du personnel pour clarifier les modalités exactes de votre forfait jours.
FAQ
Un salarié en forfait jours peut-il refuser de travailler le week-end ?
Oui, sauf disposition contraire prévue par son contrat ou son accord collectif. Le forfait jours n’autorise pas l’employeur à imposer un travail pendant les périodes de repos hebdomadaire obligatoire.
Le forfait jours s’applique-t-il aux salariés à temps partiel ?
Non, par définition. Le forfait jours réduit existe, mais il reste distinct du temps partiel classique, qui repose sur un décompte horaire et non journalier.
Peut-on négocier son nombre de jours de forfait à l’embauche ?
Oui, dans la limite du plafond fixé par l’accord collectif applicable. Certains salariés négocient un forfait réduit avec une rémunération proratisée.
Que se passe-t-il si je dépasse mon plafond de jours travaillés dans l’année ?
Les jours travaillés au-delà du plafond doivent en principe donner lieu à une majoration de salaire ou à un repos compensateur, selon les modalités prévues par l’accord collectif.
Le forfait jours donne-t-il droit à la prime de treizième mois ?
Le forfait jours ne détermine pas en lui-même le droit à un treizième mois. Cela dépend uniquement de la convention collective ou des usages de l’entreprise.
Un salarié en forfait jours peut-il être licencié pour n’avoir pas atteint ses objectifs horaires ?
Non, puisque le forfait jours ne repose pas sur des objectifs horaires. Un licenciement doit reposer sur des motifs distincts, liés à la performance ou au comportement, indépendamment du décompte en jours.
Comment vérifier si mon entreprise dispose d’un accord collectif valide sur le forfait jours ?
Vous pouvez demander une copie de l’accord auprès du service RH ou consulter la convention collective applicable à votre secteur, généralement accessible via Légifrance ou les représentants du personnel.
Le forfait jours est-il compatible avec le télétravail ?
Oui, les deux dispositifs sont compatibles et de plus en plus souvent combinés. L’autonomie propre au forfait jours s’accorde naturellement avec une organisation en télétravail.
Existe-t-il un forfait jours pour les non-cadres ?
Oui, sous conditions strictes. Le salarié non-cadre doit disposer d’une réelle autonomie dans l’organisation de son emploi du temps, et l’accord collectif doit expressément prévoir cette possibilité pour les non-cadres.
Peut-on cumuler des jours de repos forfait d’une année sur l’autre ?
En principe non, sauf mise en place d’un compte épargne-temps permettant de les placer plutôt que de les perdre en fin de période de référence.
