Préavis de Licenciement Vous venez de recevoir une lettre de licenciement, ou vous êtes employeur et vous devez en rédiger une. Une question revient presque toujours en premier : combien de temps dure le préavis, et comment le calculer précisément ?
Beaucoup de salariés découvrent leur date de départ réelle uniquement au moment de faire leurs cartons, sans avoir vérifié la durée exacte à laquelle ils avaient droit. Une erreur de calcul peut pourtant faire perdre plusieurs semaines de salaire, ou au contraire créer un litige avec l’employeur.
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Réponse rapide : qu’est-ce que le préavis de licenciement ?
Le préavis de licenciement est la période qui s’écoule entre la notification du licenciement et la fin effective du contrat de travail. Pendant cette durée, le salarié continue de travailler (sauf dispense) et reste rémunéré normalement. Sa durée dépend principalement de l’ancienneté du salarié et de la convention collective applicable, avec un minimum légal de :
- Aucun préavis si l’ancienneté est inférieure à 6 mois
- 1 mois pour une ancienneté comprise entre 6 mois et 2 ans
- 2 mois pour une ancienneté de 2 ans ou plus
Ces durées sont des minimums fixés par le Code du travail. La convention collective, le contrat de travail ou les usages de l’entreprise peuvent prévoir des durées plus favorables au salarié.
Pourquoi le préavis de licenciement pose autant de questions
Sur le papier, la règle semble simple : plus l’ancienneté est élevée, plus le préavis est long. En pratique, plusieurs éléments viennent compliquer le calcul.
D’abord, la loi ne fixe que des minimums. La convention collective de votre secteur peut imposer une durée plus longue, parfois le double du minimum légal. Ensuite, le motif du licenciement change la donne : un licenciement pour faute grave ou faute lourde supprime le préavis, alors qu’un licenciement économique ou pour motif personnel simple le conserve.
Enfin, la date de départ du calcul crée souvent des confusions. Le préavis ne commence pas le jour de l’entretien préalable, mais à la date de première présentation de la lettre de licenciement.
Ce sont ces zones grises qui génèrent le plus d’erreurs, aussi bien côté salarié que côté employeur.
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Ce que dit la loi sur le préavis de licenciement
Le Code du travail encadre la durée minimale du préavis à l’article L. 1234-1. Ce texte distingue trois situations selon l’ancienneté du salarié dans l’entreprise :
| Ancienneté du salarié | Durée minimale du préavis |
|---|---|
| Moins de 6 mois | Pas de préavis légal (sauf convention plus favorable) |
| Entre 6 mois et 2 ans | 1 mois |
| 2 ans et plus | 2 mois |
Ces durées constituent un plancher. Elles s’appliquent automatiquement, sauf si une disposition plus favorable existe ailleurs (convention collective, accord d’entreprise, contrat de travail, usage). Dans ce cas, c’est toujours la durée la plus avantageuse pour le salarié qui prévaut.
Le préavis a un objectif précis : laisser au salarié le temps de rechercher un nouvel emploi tout en continuant à percevoir son salaire, et laisser à l’employeur le temps d’organiser la transition (remplacement, passation de dossiers, formation d’un successeur). C’est ce double objectif qui justifie que le préavis reste, en principe, une période de travail effectif et non une simple période d’attente.
Comment l’ancienneté est prise en compte
L’ancienneté se calcule à la date d’envoi de la lettre de licenciement, et non à la date de fin du contrat. C’est un point souvent mal compris.
Prenons un exemple simple : un salarié embauché le 15 mars 2024 reçoit sa lettre de licenciement le 10 mars 2026. À cette date, il n’a pas encore atteint 2 ans d’ancienneté. Il n’aura donc droit qu’à 1 mois de préavis, même si les deux ans sont dépassés au moment où le contrat prend réellement fin.
Cette règle surprend régulièrement les salariés qui pensent que leur ancienneté continue de « courir » jusqu’à la fin du préavis pour déterminer sa durée. Ce n’est pas le cas : la durée du préavis est figée dès le point de départ.
Ce qui compte dans l’ancienneté
Certaines périodes sont prises en compte dans le calcul de l’ancienneté, d’autres non. Sont généralement comptabilisés :
- Les périodes de travail effectif
- Les congés payés
- Les arrêts maladie d’origine professionnelle
- Le congé maternité ou paternité
Ne sont généralement pas comptabilisées les périodes de suspension du contrat sans lien avec l’activité professionnelle, sauf disposition contraire de la convention collective.
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Le rôle de la convention collective
C’est souvent là que se joue la vraie durée du préavis. De nombreuses conventions collectives prévoient des durées supérieures au minimum légal, en particulier pour les cadres.
Quelques exemples fréquents (les chiffres varient selon les branches et évoluent régulièrement, il est donc essentiel de vérifier votre convention spécifique) :
- Dans certaines branches, les cadres bénéficient d’un préavis de 3 mois, quelle que soit leur ancienneté
- Certaines conventions distinguent employés, techniciens/agents de maîtrise et cadres, avec des durées différentes pour chaque statut
- D’autres prévoient un préavis progressif, qui augmente par palier d’ancienneté (1 mois, puis 2 mois, puis 3 mois)
Avant tout calcul, la première étape consiste donc à identifier la convention collective applicable à l’entreprise, puis à vérifier l’article consacré au préavis (souvent classé sous « rupture du contrat de travail » ou « licenciement »).
Ce qui change selon le motif du licenciement
Le préavis n’est pas systématique. Trois situations principales suppriment ou modifient son application.
Faute grave ou faute lourde
En cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde, le salarié n’a pas droit à un préavis. Le contrat prend fin immédiatement à la notification, sans période travaillée ni indemnité compensatrice de préavis.
Inaptitude physique
Lorsque le licenciement est motivé par une inaptitude constatée par le médecin du travail, le préavis n’est en principe pas exécuté, car le salarié est déclaré inapte à occuper son poste. Il perçoit toutefois, dans certains cas, une indemnité compensatrice de préavis.
Force majeure
Un cas de force majeure (catastrophe naturelle, destruction totale de l’entreprise) peut également supprimer l’obligation de préavis. Préavis de Licenciement Cette situation reste rare en pratique.
En dehors de ces trois cas, le préavis s’applique normalement : licenciement économique, insuffisance professionnelle, motif personnel non fautif ou faute simple.
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Comment calculer précisément la date de fin de préavis
Une fois la durée du préavis connue, reste à déterminer la date exacte de fin de contrat. C’est cette étape qui génère le plus d’erreurs pratiques, car le point de départ n’est pas toujours celui qu’on imagine.
Étape 1 : identifier la date de première présentation
Le préavis démarre à la date de première présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement. Cette date figure sur l’avis de La Poste, pas sur la date d’envoi ni sur la date où le salarié ouvre effectivement le courrier Préavis de Licenciement.
Si le salarié est absent au moment du passage du facteur, c’est tout de même la date figurant sur l’avis de passage qui fait foi, et non la date à laquelle il va retirer la lettre au bureau de poste.
Étape 2 : appliquer la durée de préavis en mois calendaires
Le préavis se compte en mois calendaires, pas en jours ouvrés. Un préavis d’un mois qui démarre le 10 mars se termine le 10 avril, quel que soit le nombre de jours travaillés entre les deux dates.
Étape 3 : vérifier le dernier jour travaillé
Le dernier jour du préavis correspond, sauf dispense, au dernier jour travaillé dans l’entreprise. C’est également la date qui figure sur l’attestation France Travail et sur le solde de tout compte.
Exemple pas à pas
Un salarié reçoit sa lettre de licenciement le 5 février. La date de première présentation, indiquée sur l’avis postal, est le 7 février. Il a 3 ans d’ancienneté et relève d’une convention collective qui applique le minimum légal de 2 mois.
| Étape | Détail |
|---|---|
| Date de première présentation | 7 février |
| Durée du préavis | 2 mois |
| Date de fin de préavis | 7 avril |
| Dernier jour travaillé | 7 avril (sauf dispense) |

Le contrat prend donc fin le 7 avril, à minuit.
Cas particuliers à connaître
Le salarié à temps partiel
La durée du préavis d’un salarié à temps partiel suit exactement les mêmes règles que pour un salarié à temps plein. Le temps partiel n’a aucune incidence sur la durée du préavis, seule l’ancienneté compte. Une erreur fréquente consiste à croire qu’un salarié à temps partiel bénéficie d’un préavis réduit proportionnellement à son temps de travail. Préavis de Licenciement Ce n’est jamais le cas.
Le salarié encore en période d’essai
Pendant la période d’essai, il ne s’agit pas d’un licenciement au sens juridique du terme, mais d’une rupture de période d’essai. Préavis de Licenciement Les règles de préavis classique ne s’appliquent donc pas. Un délai de prévenance s’applique à la place, avec des durées beaucoup plus courtes, généralement calculées en jours selon le temps de présence dans l’entreprise.
Le salarié protégé
Pour un salarié protégé (délégué du personnel, membre du CSE, représentant syndical), la procédure de licenciement est différente et nécessite une autorisation préalable de l’inspection du travail. Le point de départ du préavis dépend alors de la date de notification postérieure à cette autorisation, ce qui peut décaler significativement le calendrier par rapport à un licenciement classique.
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Le salarié en arrêt maladie pendant le préavis
Si un salarié tombe malade pendant l’exécution de son préavis, celui-ci n’est en principe pas suspendu ni prolongé, sauf disposition conventionnelle contraire. Préavis de Licenciement Le contrat prend donc fin à la date initialement prévue, même si le salarié est en arrêt maladie au moment de cette échéance. Ce point surprend souvent les salariés, qui pensent à tort que l’arrêt maladie « gèle » le préavis comme il gèle parfois d’autres délais.
La dispense de préavis et l’indemnité compensatrice
L’employeur peut choisir de dispenser le salarié d’exécuter tout ou partie de son préavis. Dans ce cas, deux règles s’appliquent systématiquement :
- Le contrat de travail prend fin à la date initialement prévue par le calcul du préavis, pas à la date de la dispense
- Le salarié perçoit une indemnité compensatrice de préavis, égale au salaire qu’il aurait perçu s’il avait travaillé
La dispense de préavis à l’initiative de l’employeur ne prive jamais le salarié de sa rémunération correspondante. Préavis de Licenciement C’est un point de droit strict, et toute clause contraire dans un contrat de travail serait inopposable au salarié.
Tableau comparatif : préavis exécuté vs préavis dispensé
| Préavis exécuté | Préavis dispensé par l’employeur | |
|---|---|---|
| Salarié présent dans l’entreprise | Oui | Non |
| Rémunération versée | Salaire normal | Indemnité compensatrice équivalente |
| Date de fin de contrat | Fin du préavis calculé | Identique, inchangée |
| Ouverture des droits chômage | À la fin du préavis | À la fin du préavis (pas à la date de dispense) |

Comment calculer l’indemnité compensatrice de préavis
Le calcul repose sur une règle simple : l’indemnité correspond au salaire brut que le salarié aurait perçu s’il avait travaillé pendant toute la durée du préavis, primes et avantages habituels inclus Préavis de Licenciement.
| Élément à inclure | Concerné par l’indemnité |
|---|---|
| Salaire de base | Oui |
| Primes régulières (ancienneté, assiduité) | Oui, si habituellement versées |
| Avantages en nature | Oui, sur la base de leur valeur habituelle |
| Primes exceptionnelles ou ponctuelles | Généralement non |
| Congés payés sur l’indemnité | Oui, l’indemnité génère des droits à congés payés |
Exemple concret : un salarié avec un salaire brut mensuel de 2 400 € et une durée de préavis de 2 mois non exécutée percevra une indemnité compensatrice de 4 800 € brut, à laquelle s’ajoutent les congés payés afférents à cette période.
Un point souvent négligé : l’indemnité compensatrice de préavis est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, exactement comme un salaire normal. Préavis de Licenciement Elle ne bénéficie pas du régime social plus favorable de certaines indemnités de rupture, contrairement à ce que pensent de nombreux salariés.
Les heures pour recherche d’emploi
Certaines conventions collectives accordent au salarié un crédit d’heures pendant le préavis, spécifiquement destiné à la recherche d’un nouvel emploi. Ces heures ne sont pas prévues par le Code du travail lui-même : leur existence, leur nombre et leur rémunération dépendent uniquement de la convention collective applicable ou des usages de l’entreprise. Quand elles existent, ces heures sont généralement fixées à 2 heures par jour, parfois cumulables sur la semaine, rémunérées ou non selon les branches, et prises d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Avant de partir du principe que ce droit existe, il est indispensable de consulter la convention collective applicable, car de nombreuses branches ne prévoient plus ce type de disposition.
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Ce qui se passe en cas de non-respect du préavis
Le salarié quitte l’entreprise avant la fin du préavis sans accord
Si le salarié quitte son poste avant la fin du préavis sans dispense de l’employeur, il commet une inexécution du préavis. Préavis de Licenciement L’employeur est alors en droit de retenir sur le solde de tout compte une somme équivalente au salaire correspondant à la période non travaillée.
L’employeur refuse de rémunérer un préavis dû
À l’inverse, si l’employeur ne verse pas l’indemnité compensatrice alors qu’il a dispensé le salarié de préavis, ce dernier peut saisir le conseil de prud’hommes pour obtenir le paiement des sommes dues, assorties le cas échéant d’intérêts de retard.
| Situation | Conséquence |
|---|---|
| Salarié part avant la fin du préavis, sans accord | Retenue sur salaire possible, équivalente à la période non effectuée |
| Employeur dispense le salarié | Indemnité compensatrice due intégralement |
| Employeur refuse de payer l’indemnité due | Recours possible devant le conseil de prud’hommes |
| Accord amiable des deux parties pour raccourcir le préavis | Aucune pénalité, si l’accord est formalisé par écrit |

Comment le préavis s’articule avec les autres indemnités de rupture
Le préavis n’est qu’un des éléments financiers d’un licenciement. Préavis de Licenciement Il se cumule, sans se confondre, avec d’autres indemnités :
- L’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, calculée sur l’ancienneté et le salaire, distincte de l’indemnité de préavis
- L’indemnité compensatrice de congés payés, versée pour les congés acquis et non pris à la date de fin de contrat
- L’indemnité compensatrice de préavis, uniquement si le préavis n’est pas exécuté
Ces trois indemnités apparaissent séparément sur le solde de tout compte. Une confusion fréquente consiste à croire que l’indemnité de licenciement inclut déjà le préavis : ce sont deux lignes de calcul totalement indépendantes, avec des règles propres à chacune Préavis de Licenciement.
Erreurs fréquentes et conseils avancés
- Calculer le préavis en jours ouvrés plutôt qu’en mois calendaires. Un préavis d’un mois n’est pas un préavis de 22 jours travaillés : il court du quantième au même quantième du mois suivant, week-ends et jours fériés inclus.
- Oublier de vérifier la convention collective avant de fixer une date. Beaucoup d’employeurs appliquent par réflexe le minimum légal, sans vérifier si la convention collective impose une durée plus longue. Cette erreur peut donner lieu à une réclamation du salarié, voire à un contentieux prud’homal. Consultez systématiquement la convention applicable, disponible gratuitement sur Légifrance, avant de fixer une durée de préavis.
- Confondre absence de préavis et dispense de préavis. L’absence de préavis (cas de la faute grave) ne donne droit à aucune indemnité compensatrice. La dispense de préavis, elle, donne toujours droit à cette indemnité. Ce sont deux situations juridiquement opposées, souvent confondues dans le langage courant.
- Ignorer l’impact des congés payés restants sur le calendrier. Les congés payés non pris peuvent, sous certaines conditions, être positionnés pendant le préavis avec l’accord de l’employeur, ce qui a pour effet de prolonger la date de fin de contrat d’autant de jours. Ce point mérite d’être anticipé, en particulier lorsque le solde de congés est important.
- Vérifiez toujours la date de première présentation, pas la date d’envoi. Ces deux dates peuvent être décalées de plusieurs jours selon les délais postaux, ce qui déplace mécaniquement la date de fin de contrat.
- Documentez chaque échange écrit concernant une dispense de préavis. En cas de litige, l’absence d’écrit formalisant l’accord des deux parties peut jouer en défaveur de celui qui l’invoque.
- Recalculez l’ancienneté à la bonne date. C’est la date de première présentation de la lettre de licenciement qui fige l’ancienneté prise en compte, pas la date de fin du préavis.
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Pour l’employeur, il est recommandé de vérifier systématiquement trois éléments avant de notifier un licenciement : l’ancienneté exacte du salarié à la date d’envoi, les dispositions de la convention collective applicable, et le motif retenu, qui détermine si un préavis est dû ou non. Pour le salarié, la meilleure pratique consiste à conserver précieusement l’avis de réception de la lettre recommandée, qui fixe officiellement le point de départ du préavis, et à vérifier sa convention collective pour s’assurer que la durée appliquée par l’employeur correspond bien au minimum auquel il a droit.
Ce qu’il faut retenir
- Le préavis se cumule avec l’indemnité de licenciement et l’indemnité de congés payés, sans s’y substituer
- Le préavis de licenciement dépend principalement de l’ancienneté du salarié, avec un minimum légal de 1 à 2 mois selon les cas
- La convention collective peut prévoir une durée plus favorable, qu’il faut toujours vérifier avant de fixer une date
- Le point de départ du préavis est la date de première présentation de la lettre de licenciement, pas la date d’envoi ni celle de l’entretien préalable
- Certains motifs de licenciement (faute grave, faute lourde) suppriment totalement le préavis
- La dispense de préavis par l’employeur ouvre systématiquement droit à une indemnité compensatrice équivalente au salaire
Mauricette Calculette
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Conclusion
Le préavis de licenciement obéit à des règles précises, mais rarement intuitives : la durée minimale dépend de l’ancienneté, le point de départ se fixe à la première présentation de la lettre, et le motif du licenciement peut supprimer purement et simplement cette période. Avant toute chose, vérifiez systématiquement votre convention collective, car elle prime souvent sur le minimum légal.
Que vous soyez salarié en train de calculer votre date de départ ou employeur en train de sécuriser une procédure, un calcul rigoureux du préavis de licenciement évite bien des litiges. Préavis de Licenciement Pour vérifier rapidement vos heures de travail et votre solde avant un départ, la calculette Mauricette reste disponible gratuitement, sans inscription Préavis de Licenciement.
FAQ
Le préavis de licenciement est-il obligatoire ?
Oui, dans la majorité des cas de licenciement, sauf en cas de faute grave, de faute lourde, d’inaptitude ou de force majeure, situations dans lesquelles le préavis n’est pas dû Préavis de Licenciement.
Qui décide de dispenser le salarié de préavis ?
Seul l’employeur peut dispenser unilatéralement le salarié d’exécuter son préavis. Préavis de Licenciement Le salarié, lui, doit obtenir l’accord de l’employeur pour être dispensé sans perdre son indemnisation Préavis de Licenciement.
Le préavis peut-il être raccourci d’un commun accord ?
Oui, si les deux parties sont d’accord et le formalisent par écrit. Dans ce cas, aucune indemnité compensatrice n’est due pour la période non travaillée par accord mutuel Préavis de Licenciement.
Le préavis compte-t-il pour la retraite ?
Oui, tant qu’il est effectivement travaillé ou compensé par une indemnité, préavis de Licenciement il continue de générer des droits à la retraite comme une période de travail normale Préavis de Licenciement.
Que se passe-t-il si le salarié retrouve un emploi pendant son préavis ?
Il doit en principe achever son préavis chez son employeur actuel, sauf accord de dispense anticipée. Préavis de Licenciement Partir sans accord expose à une retenue sur le solde de tout compte Préavis de Licenciement.
La durée du préavis est-elle la même pour une démission et un licenciement ?
Non. Préavis de Licenciement Les durées de préavis de démission sont généralement fixées par la convention collective ou les usages, et diffèrent souvent des durées applicables en cas de licenciement Préavis de Licenciement.
L’indemnité compensatrice de préavis est-elle imposable ?
Oui, Préavis de Licenciement elle est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu au même titre qu’un salaire classique.
Peut-on négocier une durée de préavis plus longue que le minimum légal ?
Oui, dans le contrat de travail ou par accord entre les parties, à condition que cette durée reste favorable au salarié par rapport au minimum légal ou conventionnel Préavis de Licenciement.
Le préavis s’applique-t-il en cas de rupture conventionnelle ?
Non, la rupture conventionnelle ne prévoit pas de préavis au sens du licenciement. Préavis de Licenciement Les parties fixent librement une date de fin de contrat dans la convention de rupture.
Comment vérifier la durée de préavis applicable à ma situation Préavis de Licenciement ?
Il faut croiser trois informations : votre ancienneté à la date de notification, les dispositions de votre convention collective, et le motif exact du licenciement invoqué par l’employeur Préavis de Licenciement.
